Il y a des associations qui semblent presque évidentes. Pour l’Automne-Hiver 2026, Gant choisit Theo James comme nouvel ambassadeur mondial. L’acteur britannique prête son visage à une campagne tournée à Tribeca, en plein cœur de New York. Un décor idéal pour revisiter l’American Sportswear qui définit la maison depuis 1949.
Révélé au grand public avec Divergente, puis remarqué dans The White Lotus et The Gentlemen, Theo James s’est aussi imposé ces dernières années comme une nouvelle référence du style masculin. Une élégance sans effort, suffisamment classique pour traverser les saisons, mais jamais trop sage. Exactement le territoire que Gant cherche à réaffirmer.
Theo James à New York
Pour cette première campagne, direction Tribeca. Theo James y traverse New York au fil d’une journée, habillé des essentiels de la collection Automne-Hiver 2026. Chemise Oxford, jean, cravate, blazer, manteau structuré ou surchemise en daim : Gant revient aux fondamentaux du vestiaire américain. Des vêtements simples en apparence, pensés pour fonctionner ensemble et surtout pour être portés au quotidien.


La collection puise également dans l’énergie du New York des années 1990. Les silhouettes jouent sur les superpositions, les textures et le contraste entre tailoring et pièces plus décontractées. Une approche qui rappelle qu’avant de devenir une esthétique, le sportswear américain est d’abord une manière très pragmatique de s’habiller.
Le retour de l’American Sportswear
Fondée à New Haven, dans le Connecticut, en 1949, Gant a construit une grande partie de son identité autour de la chemise et du style preppy de la côte Est américaine. Plus de 75 ans plus tard, la marque continue de puiser dans ces archives sans chercher à les reproduire à l’identique.

Pour l’Automne-Hiver 2026, les classiques reviennent donc au premier plan. La chemise Oxford reste essentielle, accompagnée de chinos, jeans, mailles, Heavy Ruggers et pièces de tailoring. La collection masculine accueille aussi des vêtements plus affirmés, comme un caban en peau lainée, une veste Harrington en moleskine ou encore des mocassins en daim. Un vestiaire familier, quelque part entre les campus de la côte Est, le Manhattan des années 1990 et une garde-robe masculine contemporaine.
Un ambassadeur presque trop évident
Le choix de Theo James prend alors tout son sens. L’acteur cultive précisément ce mélange de décontraction et de sophistication. Costume et cravate un jour, denim et maille le lendemain, sans véritable rupture entre les deux. « Ce qui m’a attiré chez Gant, c’est son côté intemporel », explique l’acteur à l’occasion de l’annonce de son nouveau rôle. Une intemporalité que la marque entend justement replacer au centre de son discours.
À une époque où le menswear semble redécouvrir les plaisirs d’un vestiaire plus classique : beaux manteaux, chemises Oxford, mocassins, tailoring souple et pièces pensées pour durer ; Gant possède déjà toutes les archives nécessaires. Il lui manquait peut-être simplement le bon visage pour les remettre en lumière. Avec Theo James, c’est désormais chose faite.



