Batchig, le parfum solide qui réinvente le geste du quotidien

6 mai 2026
Batchig, le parfum solide qui réinvente le geste du quotidien

Lancée à Paris par Janelle Bolatova et Clara Boyadjian, Batchig, la jeune maison française propose une vision du parfum qui tourne le dos à la pulvérisation démonstrative pour revenir à quelque chose de plus tactile, plus personnel, presque cérémonial : le parfum solide.

Dans un marché saturé de storytelling calibré et de jus interchangeables, Batchig avance avec une proposition étonnamment simple : remettre la peau au centre.

Le retour du parfum comme objet intime

Chez Batchig, on ne “spraye” pas. On prélève, on chauffe, on applique. Le rituel maison “Pick. Warm. Kiss.” résume parfaitement cette approche sensorielle du parfum. Le geste change tout.

Là où le parfum classique projette, le parfum solide invite à la proximité. On touche la matière du bout des doigts avant de la déposer sur les points de pulsation : poignets, nuque, clavicule. Le sillage devient plus discret, mais aussi plus vivant, plus organique. Une fragrance qui se découvre à quelques centimètres de la peau plutôt qu’à plusieurs mètres. C’est probablement là que Batchig trouve quelque chose de très contemporain : une forme de luxe silencieux.

Une esthétique entre bijou et beauty object

La marque ne vient pas du sérail traditionnel de la parfumerie, et cela se voit immédiatement. Les fondatrices revendiquent une culture mode et retail qui influence autant le produit que l’objet lui-même. Les écrins métalliques rechargeables ressemblent davantage à des objets de collection qu’à des cosmétiques classiques. Chaque pièce est ornée d’une pierre naturelle, pensée presque comme un talisman personnel. Le parfum devient accessoire, fétiche, élément de style.

Cette logique de “garde-robe olfactive” revient d’ailleurs souvent dans le discours de la marque : porter un parfum comme on choisit un bijou ou une veste selon son humeur du jour. On retrouve ici quelque chose qui rappelle les marques de beauté nouvelle génération : moins de produit spectaculaire, davantage d’expérience globale. Le toucher. Le format. Le rythme d’utilisation. La narration.

Trois parfums pour installer un univers

Pour son lancement, Batchig dévoile trois créations : Cœur d’Abricot, Medusa et Charcoal Latte. Des noms évocateurs, presque cinématographiques, qui racontent déjà un imaginaire avant même la première note. Medusa joue une sensualité saline et animale inspirée par la mer Caspienne. Charcoal Latte convoque un New York nocturne entre charbon, lait d’amande et chaleur urbaine, parfait pour la gente masculine.

Mais au-delà des accords, ce qui frappe surtout, c’est la volonté de traiter le parfum solide avec le sérieux de la parfumerie niche. Les fragrances ont été développées avec le Studio Flair et affichent une concentration de 25 %, loin du simple baume parfumé gadget. La formule est vegan, sans alcool et fabriquée en France.

Le parfum solide, enfin de retour

Le parfum solide existe depuis longtemps, mais il a souvent souffert d’une image un peu marginale : produit naturel, alternative pratique ou souvenir artisanal. Batchig tente autre chose.

La marque transforme ce format historiquement fonctionnel en véritable objet de désir. Et surtout, elle comprend quelque chose que beaucoup de maisons traditionnelles ratent encore : aujourd’hui, le luxe ne passe plus forcément par l’ostentation. Il passe par le rituel. Par la relation physique à l’objet. Par des produits qu’on garde dans une poche, qu’on ouvre plusieurs fois par jour, qu’on utilise presque instinctivement.

À une époque où la beauté devient de plus en plus nomade, tactile et émotionnelle, Batchig arrive avec un timing particulièrement juste. Retrouvez les trois parfums sur bbatchig.com